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Les investissements publicitaires en ligne sont loin d’être à la hauteur

Le billet de Guillaume Brunet sur le blogue de l’Association Marketing de Montréal dénote que les investissements publicitaires sur le web ne sont pas à la hauteur de ce média. Selon les dernières données de eMarketer, l’investissement actuel serait de 6.4%.

Je vous relance la balle,  selon vous à quel niveau devrait être cet investissement ?

Investissements médias au États-Unis

La grande difficulté des annonceurs quant aux investissements web est leurs paradigmes envers les médias traditionnels. Pour faire une campagne de masse d’impact, il faut absolument faire de la télé, se retrouver dans tous les journaux du pays, et faire de la radio. Ah, et pour le web, on investira le reste.

Le web est effectivement un bon média de support, mais peut être un excellent média principal pour générer une notoriété compte tenu du degré d’interactivité qu’il offre.

Second paradigme, on peut faire une bonne campagne avec $20,000. Que ce soit en support ou en média principal, vous n’arriverez à rien avec ce montant. Pour reprendre l’expression d’un collègue, vous obtiendrez un clin d’œil à la noirceur !

En terme de portée globale au Canada, avec une bonne fréquence (3), vous rejoindrez que 1% de la population canadienne avec $20,000. Bref, même en support, vous n’irez pas loin avec ça.

Le vrai défi est de combattre ces paradigmes. Pour l’instant la seule motivation des annonceurs à investir davantage sur le web est pour contrer le concurrent.

Alors je vous relance la balle, quel devrait être à votre avis le bon pourcentage d’investissement sur le web ?

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1 commentaire

Commentaire de Guillaume Brunet | Date: 2006/09/24

Pour répondre à la question que tu soulèves, je ne crois pas qu’il y a une recette magique quant au % des dépenses qui doit être affecté au Web. Le tout dépend beaucoup du modèle d’affaires Web de l’entreprise et des qualités de persuasion des gestionnaires.

Toi et moi connaissons bien des entreprises pour lesquelles le Web représente directement plus de 20% de leur chiffre d’affaires. Il est certain que les gestionnaires Web de ces entreprises n’ont pas de difficulté à obtenir un budget en conséquence, surtout s’ils réussissent aussi à démontrer l’impact d’internet sur les ventes faites sur les autres canaux de distribution.

D’autres entreprises, comme par exemple GM, ne vendent pas directement en ligne, mais elles considèrent (et le mesure) le Web comme un canal important pour influencer les consommateurs au moment de leur décision d’achat et encore là le Web aura sa part du gâteau.

Dans tous les cas, je crois, qu’il en revient au gestionnaire de démontrer l’impact total du Web sur le chiffre d’affaires de l’entreprise. En calculant les impacts directs et indirects, il pourra convaincre les décideurs d’investir plus en leur disant de combien de millions de $ il pourra augmenter les revenus totaux. Il est certain qu’un gestionnaire qui n’arrive pas à faire ce type de démonstration n’aura pas les budgets en conséquence et c’est bien normal.

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